
Après le Ghana et l’Ethiopie, le Bénin a tenu ce mardi 06 février 2018, sa table ronde nationale de dialogue politique du Programme d’Appui à la Recherche pour l’Innovation agricole (PARI). Organisée par l’Institut National de Recherches Agricoles du Bénin (INRAB), le Forum pour la Recherche Agricole en Afrique (FARA) et le Consortium de Modélisation de la Croissance et du Développement (AGRODEP) en partenariat avec le centre de recherche et de développement (ZEF) et l’Institut International de Recherche sur les Politiques Alimentaires (IFPRI), cette table ronde vise à faire le point sur la recherche en l’occurrence l’innovation agricole au Bénin.
Ces assises organisées à tour de rôle dans les 13 pays bénéficiaires du PARI, visent entre autres à faire valider les résultats de recherche par les experts locaux et recueillir leurs propositions d’amendement, ainsi que leurs suggestions pour les recherches futures ; et à identifier conjointement, les implications politiques des recherches et plus spécifiquement les innovations prometteuses pour le développement agricole, la création d’emplois et la sécurité alimentaire. Ainsi, les participants composés des experts des gouvernements, des organisations de recherche, des universités, du secteur privé, des organisations non gouvernementales, des organisations paysannes et une équipe du centre d’innovation verte de chaque pays ; feront un bilan du PARI, mis en œuvre au Bénin depuis 2015 afin de poser les bases d’une recherche agricole plus que jamais centrée sur l’innovation.
Après l’allocution introductive du directeur de l’INRAB Dr Patrice Adégbola ; le directeur du FARA a insisté sur les progrès obtenus dans la mise en œuvre du PARI au Bénin. Selon Dr Yemi Akinbamijo, la présente table ronde est un pas en avant dans la cohabitation entre la science et la politique dans le secteur agricole. L’innovation agricole est aujourd’hui incontournable dans la quête de l’accroissement de la productivité et durant ce conclave, les participants doivent trouver la formule adaptée au Bénin. Car dit-il, « tout peut attendre mais pas l’agriculture et nous avons une pression pour jouer notre rôle et faire avancer l’agriculture ».
Une affirmation renchérit par Pr Joachim von Braun, directeur du ZEF qui dira pour sa part que « l’idée de ce dialogue est de ne pas ne se contenter et se réjouir de la recherche mais d’établir un pont entre les acteurs pour déterminer comment une recherche peut se traduire en action ». L’innovation est donc importante pour parvenir à un monde sans faim car l’agriculture a la capacité de transformer l’économie d’un pays. Il faut pour ce faire, trouver les moyens d’accroitre la productivité qui va à son tour, impacter les emplois et les revenus pour une action directe sur la nutrition, a expliqué Pr Joachim von Braun aux participants.
En procédant à l’ouverture solennelle de cette table ronde, la Secrétaire générale du ministère de l’Agriculture Françoise Assogba Komlan a laissé entendre que ‘’la quête continue de l’innovation agricole requiert des liens très forts entre les décideurs politiques, les scientifiques, les vulgarisateurs, les développeurs et les bénéficiaires des projets de recherche et de développement agricole’’. C’est pourquoi, elle a réaffirmé l’engagement du gouvernement béninois à soutenir ces genres d’assises dont les objectifs cadrent avec son plan d’actions ‘’Bénin Révélé’’.
Le Programme d’Appui à la Recherche pour l’Innovation agricole (PARI) émane de l’initiative du gouvernement allemand dénommée « un monde sans faim » et vise à promouvoir une croissance agricole durable et la sécurité alimentaire à travers l’identification et la diffusion des innovations agricoles prometteuses dans 12 pays africains et en Inde.

André Tokpon



