Afin de renforcer la réponse aux crises alimentaires, climatiques et pastorales, la CEDEAO élabore, depuis le 29 juillet 2026 à Lomé, le manuel de procédures du futur guichet régional de financement des risques agricoles.
Face à la multiplication des chocs qui affectent la sécurité alimentaire dans la sous-région, la CEDEAO prépare un nouveau dispositif destiné à faciliter la mobilisation de ressources en situation d’urgence. Portée par l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA), cette initiative intervient dans un contexte marqué par une aggravation des vulnérabilités alimentaires et une pression croissante sur les systèmes agricoles et pastoraux.
Pour Dewey Emily Grey, représentante résidente de la CEDEAO au Togo, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest et au Sahel est passé de 22,1 millions en 2020 à près de 52,9 millions en 2026. Une évolution qui, selon elle, impose un renforcement des capacités régionales d’anticipation, de préparation et de réponse.
Dans cette logique, l’organisation régionale entend s’appuyer sur les mécanismes existants tout en développant de nouveaux outils. Au-delà de ce constat, la CEDEAO cherche à renforcer les outils déjà disponibles pour accompagner les États membres en période de crise. Le futur guichet régional de financement des risques viendra ainsi compléter la Réserve régionale de sécurité alimentaire (RRSA), mise en place en 2013 dans le cadre de la politique agricole régionale de l’organisation.
Déjà opérationnelle, cette réserve a servi de mécanisme d’intervention lors de plusieurs situations d’urgence. Selon Alagbe Jonas, chef de la division de la RRSA, elle a été mobilisée à 27 reprises au cours des dix dernières années pour fournir des céréales et des produits nutritionnels aux populations vulnérables. Sa capacité actuelle permet de couvrir les besoins de 3,18 millions de personnes pendant un mois.
Par ailleurs, à travers ce atelier , les acteurs travaillent à structurer ce mécanisme afin de permettre une mobilisation plus rapide des ressources en cas de crise.
LIRE AUSSI Togo : la CEDEAO planche sur la résilience du secteur agricole régional



