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Bénin/Le FNDA et la Coopération suisse redéfinissent l’agriculture avec des infrastructures modernes

Le Fonds National de Développement Agricole (FNDA) et son partenaire, la Coopération suisse, manifestent à nouveau leur engagement pour la modernisation des pratiques agricoles et pour la compétitivité des filières au Bénin. Au détour d’une tournée lancée du 17 au 21 mars 2025, les deux institutions ont inauguré deux unités de transformation du karité à Matéri et Cobly, ainsi que des infrastructures de stockage pour le maïs et le riz à Cobly.

Après l’équipement de la Coopérative Communale des Étuveuses de Riz (CCER) de Bantè avec une trieuse optique de couleur à deux chutes, le Fonds National de Développement Agricole, en partenariat avec la Coopération suisse, continue de soulager de nombreux producteurs de leurs difficultés. Cette fois-ci, ils se sont rendus dans le septentrion, qui a accueilli la construction de nouveaux bâtiments destinés aux filières du karité, du maïs et du riz.

Deux unités de transformation de karité à Matéri et Cobly

Matéri et Cobly sont des zones de prédilection pour la transformation du karité. Depuis des années, les femmes impliquées dans la transformation de ce produit agricole, notamment en beurre, sont confrontées à de nombreux défis, tels que les pénibles conditions de travail, la poussière et l’indisponibilité de l’eau… des problèmes qui réduisent leurs marges bénéficiaires.

Cela fait désormais partie du passé grâce à la construction de deux unités modernes de transformation dans ces deux localités, financées par le FNDA avec l’appui de la Coopération suisse. Les infrastructures comprennent une unité de transformation, une clôture, une aire de séchage et un château d’eau. « Avec les machines qui seront installées d’ici là, je suis sûr et certain qu’elles auront un réel impact et qu’elles pourront transformer une grande quantité », a déclaré Adamou Ewana Alidou, Président de l’Union départementale des producteurs de l’Atacora-Donga.

Selon le maire de Cobly, Robert Kassa Wimbo, le rêve de ces femmes est devenu une réalité et sera la base de leur épanouissement total. L’une des conséquences sera une meilleure qualité des produits dérivés. La même révolution devrait se produire dans d’autres filières.

Une unité de stockage de maïs et de riz à Cobly

La production béninoise de maïs a été évaluée à 2 059 254 tonnes en 2023, représentant plus de 75 % de la production céréalière de cette campagne agricole, estimée à 2 737 312 tonnes. Pour le riz, deuxième plus grande spéculation céréalière (18 %), le pays est passé de 492 626 tonnes en 2023 à environ 650 000 tonnes en 2024. Avec l’interdiction temporaire d’exportation du riz et du maïs pour maîtriser la production et assurer la disponibilité alimentaire, il est d’autant plus crucial de créer des conditions appropriées pour faciliter le stockage. Actuellement, cet aspect reste un grand défi, à cause des pertes post-récoltes et des fluctuations des prix.

« Lorsque vous avez du maïs et que vous n’arrivez pas à trouver un bon lieu de stockage, de nombreux insectes peuvent entrer, et les intempéries, telles que la pluie, peuvent gâcher la récolte. Si le maïs pourrit, personne ne voudra l’acheter », a souligné Séraphin Périmon, maire de Cobly. La solution est déjà en place, toujours grâce au FNDA ; deux magasins de stockage ont été inaugurés. Le premier, d’une capacité de 500 tonnes, est destiné au maïs à Didori, et l’autre, de 200 tonnes, pour le riz à Douangou.

« Puisque nous n’avions pas de magasins et que nous produisions, nous stockions dans nos maisons. Maintenant, à partir de cette année, cette saison, nous vous promettons que nous avons un bas-fond de 41 hectares, mais 20 sont déjà aménagés. Il reste 21 hectares encore disponibles. Nous pensons que nous aurons le temps d’emblaver tous les 41 hectares, car nous avons le magasin qui pourra nous permettre de stocker notre produit », a promis Albert N’Ouemou, producteur de riz à Douangou.

De nouvelles portes d’opportunités s’ouvrent

Les investissements dans le stockage et la transformation permettront de renforcer la compétitivité des produits béninois sur les marchés locaux et internationaux. « C’est la richesse qui est créée localement, ce sont les liens d’affaires qui se créent entre les acteurs des différents maillons. Au-delà des liens d’affaires, ce sont des liens sociaux qui se tissent, et cela renforce la chaîne de valeur », a commenté Dossa Aguemon, directeur du cabinet du ministre de l’Agriculture.

Ces initiatives témoignent de l’engagement du FNDA à améliorer les conditions de travail des producteurs tout en stimulant le développement des filières agricoles clés du pays. « Ces projets ont été sélectionnés depuis 2020. Nous sommes maintenant en 2025. Avant mon arrivée en 2023, les projets étaient en souffrance. Avec la directive du chef de l’État de garantir qu’il n’y ait pas d’éléphants blancs et de réaliser des projets de qualité, vous pouvez apprécier la qualité des réalisations ici. Pour moi, c’est une satisfaction totale », a déclaré Nicolas Ahoussoussi, directeur général du FNDA.

La mise en place de ces infrastructures modernes dans les secteurs du karité, du maïs et du riz est un pas important vers la durabilité des filières agricoles au Bénin. Ces projets, soutenus par le FNDA et la Coopération suisse, ne se contentent pas d’améliorer les conditions de travail des producteurs locaux. Ils offrent également de nouvelles opportunités économiques pour les femmes et les communautés rurales.

Auriol HOUDEGBE

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