Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de supplémentation nutritionnelle des 1 000 premiers jours, l’État béninois passe à l’étape industrielle. Le Conseil des ministres du mercredi 7 octobre 2026 a donné son feu vert pour la construction et l’exploitation d’une unité industrielle de production de suppléments nutritionnels d’une capacité de 9 000 tonnes par an.
En actant la création d’une unité industrielle locale dédiée aux suppléments nutritionnels, le gouvernement ambitionne d’apporter une réponse structurelle, pérenne et autonome à un enjeu majeur de santé publique. Jusqu’alors dépendant des approvisionnements extérieurs pour ce type de formulations spécifiques, le pays fait le choix stratégique de la souveraineté nutritionnelle. L’usine s’approvisionnera directement auprès des producteurs agricoles locaux via des contrats d’achat garantis. Cette organisation permettra de structurer durablement les filières agricoles nationales en offrant des débouchés stables pour les cultures à haute valeur nutritive telles que le maïs, le soja ou l’arachide.
Au-delà de la réponse sanitaire, l’initiative crée une véritable dynamique agro-industrielle. La transformation locale des matières premières permettra de générer de la valeur ajoutée sur le territoire national tout en créant de nombreux emplois directs et indirects. De plus, la production locale permettra de maîtriser et de réduire les coûts d’acquisition de ces intrants nutritionnels pour les finances publiques, garantissant ainsi la soutenabilité financière des interventions de l’État sur le long terme.
Les 1 000 premiers jours au cœur du dispositif
Les volumes produits par cette usine serviront en priorité aux interventions menées dans le cadre du Projet de supplémentation nutritionnelle des 1 000 premiers jours. Cette fenêtre d’intervention, qui s’étend de la conception aux deux ans de l’enfant, reste la plus critique pour prévenir les séquelles irréversibles du retard de croissance et du déficit cognitif liés à la malnutrition. Les femmes enceintes, les mères allaitantes ainsi que les jeunes enfants constitueront les premiers bénéficiaires de cette production nationale.
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