
Face aux défis de la sécurité alimentaire, beaucoup s’attardent sur la production mais font peu attention aux récoltes des produits et des pertes qui en découlent. C’est pour corriger la donne que Agriprofocus en partenariat avec la structure néerlandaise Post Harvest Network et l’ambassade des Pays-Bas au Bénin, a réuni ce jeudi 07 décembre 2017, les acteurs des filières tomate, ananas et pisciculture pour réfléchir sur les pertes post-récoltes.
Producteurs, transformateurs, commerçants, transporteurs, structures d’encadrement et partenaires techniques, ils étaient près d’une centaine d’acteurs des différents maillons de la chaine de valeur des trois filières à se réunir à Azalaï hôtel de Cotonou pour échanger sur la problématique des pertes post-récoltes et débattre des technologies et solutions adéquates afin de susciter l’intérêt des partenaires techniques pour une synergie d’actions. « Si l’on a conscience de l’ampleur des pertes dans les filières tomate, ananas et pisciculture, l’on ne peut rester indifférent. Environ 40 à 50% de la production passe à la trappe sans que personnes ne s’y intéresse vraiment » a déclaré le représentant de l’Ambassade des Pays-Bas au Bénin Clément Edah pour planter le décor.
Un état des lieux a été dressé et il en ressort qu’au Bénin, la filière tomate connait environ 80% de pertes post récoltes qui s’explique non seulement par les conditions de transports et de stockage mais aussi par la mévente, les pertes de la pureté des semences, le non-respect des itinéraires techniques et l’utilisation des engrais inadaptés. Ces mêmes causes entrainent sensiblement 70% de pertes dans la filière ananas. Le transport et le stockage à eux seules causes déjà plus de 34% de pertes de produit qui est 3ème filière d’exportation au Bénin. La pisciculture moins touchée par les pertes que la tomate et l’ananas, présente aussi des pertes post récoltes considérables. L’inexistence de la chaine de froid et les manques d’hygiène des équipements de stockage cause 24% de pertes à la filière.
Autant de problèmes sur lesquels chaque participant s’est prononcé a apporté son idée de solution. Le partage des expériences sur des solutions essayés ici et là ont permis de projeter des actions à mener et les moyens à employer pour réduire les pertes post-récoltes dans ces trois filières.
André Tokpon





