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FNDA – Éleveurs : une mobilisation réussie pour l’accès aux financements

Du 27 au 31 août 2025, le Fonds National de Développement Agricole (FNDA) a sillonné plusieurs communes du Bénin pour renforcer les capacités des éleveurs sur les mécanismes d’accès au financement. Cette tournée de sensibilisation, qui fait suite à la volonté du Chef de l’État de professionnaliser le secteur de l’élevage, a permis d’impliquer directement les acteurs de la filière viande et lait. Les échanges ont porté sur les critères d’éligibilité, les guichets de financement, et les rôles des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) partenaires.

Pendant cinq jours, le Fonds National de Développement Agricole (FNDA) est allé à la rencontre des éleveurs membres des UCOPER et de l’APESS, ainsi que des bouchers et commerçants. La délégation du fonds leur a apporté les éclairages nécessaires sur le financement agricole au Bénin et les critères à remplir pour en bénéficier. Il s’agissait de passer en revue les facilités offertes par les trois guichets du FNDA, sans oublier de recenser les préoccupations des éleveurs. Et pour élucider toutes les zones d’ombre, le FNDA a invité plusieurs Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) partenaires, qui ont présenté les processus d’obtention d’un crédit facilité par le fonds. La tournée a démarré à Bohicon pour prendre fin le 31 août, après le passage à Djougou, Parakou et Kandi.

Des éleveurs mieux informés sur les critères d’éligibilité

Bientôt, davantage de projets portés par les éleveurs seront visibles dans le portefeuille du FNDA. « Après cette séance, mon objectif est de sédentariser mes animaux dans le cadre du projet de sédentarisation en cours. Et passer par le FNDA pour obtenir des prêts auprès des structures financières est plus avantageux pour nous, les éleveurs. Avec le soutien du FNDA, je suis donc confiant que nous pourrons y arriver », a déclaré Garba Boube, point focal de l’APESS-Zou et vice-président du marché de bétail de Djidja.

Les séances se sont également tenues en présence des transformatrices de lait en fromage, qui en ressortent mieux informées et pleines de nouvelles ambitions. « Je vais sensibiliser nos sœurs restées à la maison, afin qu’elles viennent, qu’on s’associe et qu’on travaille avec le FNDA pour bénéficier de son accompagnement », a confié Alimatou Amadou, représentante des femmes du Zou et des Collines au sein de l’ANOPER.

Une mobilisation collective saluée par l’ANOPER

Satisfait de l’adhésion des bénéficiaires et de la clarté des échanges à Bohicon, Tidjani Aboubakar, président de l’Association Nationale des Organisations Professionnelles d’Éleveurs de Ruminants du Bénin (ANOPER), se dit confiant quant à la suite du processus. « Je voudrais remercier le Directeur Général du FNDA pour la spontanéité dans la programmation de cette série de séances d’information et de sensibilisation. Je suis très heureux de sa présence à nos côtés afin de mieux expliquer ce qui se fait au FNDA », s’est-il exprimé.

Il invite d’ailleurs les SFD à réduire les difficultés rencontrées par les éleveurs : « Quand le Chef de l’État nous a demandé de solliciter le FNDA pour échanger avec les acteurs sur le terrain, en présence des institutions de microfinance, c’est parce que ces dernières financent beaucoup plus l’agriculture végétale. Mais avec les explications données par le Directeur Général et les cadres du FNDA aux éleveurs et aux institutions financières, je suis très satisfait et je pense que le Président de la République a vu juste. J’invite les institutions financières à se rapprocher davantage des éleveurs et autres acteurs de la filière pour mieux expliquer leurs services », a-t-il déclaré.

À partir de cet instant, l’ANOPER et l’APESS vont tout mettre en œuvre pour transmettre les informations reçues à tous les éleveurs du Bénin, afin qu’ils puissent déposer des dossiers bancables et obtenir le financement adéquat. « Le suivi se fera aussi bien dans tous nos démembrements, de la base au sommet, qu’au niveau des institutions financières partenaires du FNDA », a conclu le président de l’ANOPER.

Pour rappel, le Chef de l’État avait rencontré les dignitaires et représentants des diverses couches de la communauté peule du Bénin le vendredi 27 décembre 2024. Ensemble, ils ont passé en revue les mesures comme le code agro-pastoral et la création du Haut-Commissariat à la sédentarisation. Patrice Talon leur a prodigué plusieurs conseils pour professionnaliser davantage le secteur de l’élevage au Bénin : « Le Bénin est riche du coton. Le Bénin est riche du soja. Le Bénin est riche du riz, de plus en plus. Le Bénin est riche du cajou. Pourquoi le Bénin ne serait-il pas riche de l’élevage ? », s’est exprimé le Président.

Auriol HOUDEGBE

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