L’Institut international d’agriculture tropicale (IITA), basé à Ibadan au Nigéria, obtient le label Ramsar pour le rôle écologique de son campus et sa contribution à la biodiversité, à la sécurité de l’eau et à la résilience climatique.
Pour accéder à ce statut, le site a dû satisfaire à des critères internationaux rigoureux. L’inscription sur la liste Ramsar repose en effet sur neuf critères évaluant l’importance écologique, botanique, zoologique, limnologique ou hydrologique des zones humides. Les sites retenus doivent représenter des zones rares ou uniques, abriter des espèces vulnérables ou accueillir d’importantes populations d’oiseaux d’eau ou de poissons. La candidature de l’IITA, portée par le gouvernement nigérian, témoigne ainsi de la volonté du pays de s’aligner sur les standards environnementaux internationaux les plus exigeants.
Cette distinction s’explique par la richesse écologique du site. Le campus de l’IITA abrite un écosystème de ces zones favorisant une faune et une flore diversifiées. Il assure la régulation des systèmes hydriques et contribue à l’atténuation du changement climatique. Elle est récompensée avec près de soixante années d’efforts en matière de gestion environnementale.
Selon Dr Simeon Ehui, directeur général de l’IITA et directeur régional pour l’Afrique du CGIAR, cette reconnaissance confirme l’importance écologique du campus et renforce la responsabilité de l’institut en matière de gestion durable. « En tant qu’institut de recherche agricole de premier plan, nous sommes fiers de prouver que l’innovation scientifique et la préservation de l’environnement peuvent coexister harmonieusement. Le label Ramsar confirme notre engagement à transformer les systèmes alimentaires tout en sauvegardant les écosystèmes vitaux », a-t-il ajouté.
Depuis près de six décennies, l’IITA mène des recherches pour renforcer la sécurité alimentaire et améliorer les conditions de vie en Afrique. Ce nouveau statut devrait renforcer la gestion des zones humides et favoriser des partenariats dans des domaines tels que la conservation, l’agriculture climato-intelligente, la recherche sur la biodiversité, la gestion des ressources en eau et les solutions climatiques fondées sur la nature.
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