La filière des coquillages au Sénégal consolide ses bases sanitaires et commerciales. À Dakar, lors de l’atelier de clôture d’un projet de renforcement de la branche, conduit par la FAO et financé par le STDF, le 5 mars 2026, les acteurs publics, privés et professionnels ont salué des avancées majeures pour la compétitivité du secteur.
Les discussions ont mis en lumière l’importance d’une filière mieux structurée, capable de répondre aux exigences sanitaires internationales et de créer des opportunités économiques pour les communautés côtières. « Ce projet a posé les fondations d’un système national de contrôle sanitaire conforme aux standards internationaux et ouvre des perspectives concrètes pour l’accès aux marchés et l’amélioration des revenus des communautés côtières », a déclaré Djibril Drame, représentant la FAO.
Au-delà des annonces officielles, les acteurs de la filière ont eux-mêmes mesuré l’impact du projet. Kadidiatou Sarr Seck, présidente de l’ANAFAS, a souligné que les activités menées ont renforcé les compétences des professionnels et consolidé la compétitivité de la filière aquacole. A son niveau, Catalina Pulido, représentante du STDF, a ajouté que l’expérience sénégalaise pourrait inspirer d’autres pays de la sous-région disposant d’écosystèmes similaires.
Prolonger les acquis
Ces résultats ne sont pas une fin en soi : ils appellent désormais à une réflexion sur la durabilité et l’intégration institutionnelle. « Cet atelier est un moment clé de capitalisation et de réflexion sur la durabilité et la mise à l’échelle des actions engagées », a affirmé Samba Ka, Directeur général de l’ANA.
Mais l’enjeu dépasse le seul commerce. Les experts rappellent que la santé des coquillages est aussi celle des écosystèmes côtiers. Ils envisagent désormais l’intégration de technologies numériques, capteurs de qualité de l’eau, cartographie interactive des sites, pour renforcer la traçabilité et la transparence de la filière.
Vers une continuité régionale
La rencontre a aussi permis de partager des bonnes pratiques et d’explorer des synergies avec des initiatives comme FISH4ACP. Ces échanges ouvrent la voie à une coopération régionale, où l’expérience sénégalaise pourrait servir de modèle pour d’autres pays côtiers d’Afrique de l’Ouest.
Le projet a permis d’identifier et de caractériser 50 sites conchylicoles, de mettre en place un système national de surveillance sanitaire, de renforcer le cadre réglementaire et de former les institutions techniques ainsi que les acteurs de la filière. Ces acquis constituent désormais une base solide pour l’avenir de la conchyliculture au Sénégal.
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