ActualitésAfriqueagro-business

Bénin : Les acteurs agricoles mettent en lumière le potentiel économique des herbes aromatiques

Réunis depuis le 8 avril 2026 à l’Université d’Abomey-Calavi, chercheurs, enseignants et acteurs agricoles examinent le rôle des épices et herbes aromatiques dans la diversification de l’économie agricole.

Longtemps reléguées au second plan, les épices et herbes aromatiques s’imposent progressivement comme un segment stratégique de la production maraîchère. Avec 134 120 tonnes, le piment représente à lui seul 18,7 % de la production maraîchère nationale. Au total, la production maraîchère a atteint 717 365 tonnes lors de la campagne 2023-2024, en hausse de 6,2 %, selon les statistiques officielles. Les légumes feuilles, incluant plusieurs herbes aromatiques, totalisent 71 142 tonnes.

Au-delà des volumes, la contribution économique du segment « légumes, plantes, fleurs et épices » est estimée à environ 4 % du PIB national et près de 15 % de la valeur ajoutée agricole, selon des données de 2024.Dans cette dynamique, les acteurs de la recherche mettent en avant la nécessité de mieux structurer et valoriser la filière, encore peu exploitée au regard de son potentiel économique.

Intervenant à l’occasion du lancement du Colloque international sur l’innovation agricole (C2IA) , Dr Yves Magnon, directeur du Laboratoire d’analyse des dynamiques de développement, d’innovation agricole et de communication rurale (LADICom), a souligné que les épices et herbes aromatiques peuvent constituer un levier stratégique de développement, à condition d’améliorer leur valorisation. « C’est important de travailler à valoriser le don des épices et des herbes aromatiques, parce qu’ils peuvent contribuer largement sur le plan économique, en structurant la filière », a-t-il indiqué.

Les échanges ont également mis en évidence le rôle déjà joué par ces cultures dans plusieurs bassins de production. Pour Uldrich Guedegbe, coordinateur du projet, ces filières participent à la diversification des revenus agricoles, tout en offrant des perspectives de croissance encore sous-exploitées.

Par ailleurs, les discussions ont insisté sur le renforcement des synergies entre recherche scientifique, savoirs endogènes et dispositifs de vulgarisation, considérés comme des leviers essentiels pour améliorer durablement les systèmes de production.En outre , inscrit dans le cadre du Colloque international sur l’innovation agricole (C2IA), ce rendez-vous, organisé par le LADICom, vise à rapprocher recherche, pratiques agricoles et politiques publiques autour du développement de la filière.

Morel GOUKOUE

LIRE AUSSI Céréales contaminées : L’alerte des mycotoxines au Bénin

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
%d blogueurs aiment cette page :

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité