Le mercredi 17 juillet 2026, l’Union nationale des aviculteurs professionnels du Bénin (UNAP-Bénin) a tiré la sonnette d’alarme et appelé à un renforcement immédiat des mesures de biosécurité. Cette mise en alerte de la filière avicole nationale fait suite à la confirmation de plusieurs foyers de grippe aviaire au Togo voisin.
Selon le communiqué officiel de l’organisation, les autorités sanitaires togolaises ont identifié des foyers d’infection dans le district des Lacs, au sein de la région Maritime. Cette zone étant directement limitrophe des départements béninois du Mono et du Couffo, la menace d’une introduction du virus sur le territoire national est jugée particulièrement élevée. L’inquiétude est d’autant plus vive qu’une mission d’investigation sur place a révélé des tentatives d’écoulement de volailles malades et d’œufs auprès des populations. Une infiltration de ces produits contaminés dans les circuits commerciaux frontaliers entraînerait de lourdes conséquences sanitaires et économiques pour le pays.
Face à ce péril imminent, l’UNAP-Bénin enjoint l’ensemble des acteurs de la filière à faire preuve d’une vigilance accrue. L’organisation préconise une surveillance quotidienne des bandes, le signalement immédiat de toute mortalité suspecte aux vétérinaires ou aux Directions départementales de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (DDAEP), ainsi qu’un contrôle strict des mouvements de volailles, de poussins, d’œufs et d’aliments depuis le Togo et le Nigeria. Elle insiste également sur l’application rigoureuse des barrières sanitaires en élevage, notamment la désinfection des accès, la restriction des visites, la mise en quarantaine des nouveaux sujets, la gestion sécurisée des cadavres et l’évitement de tout contact avec la faune sauvage. Il est par ailleurs fermement rappelé aux commerçants et aux consommateurs de ne jamais acheter ni consommer de produits avicoles suspects en provenance des zones affectées.
Cette alerte béninoise s’inscrit dans une dynamique de résurgence globale du virus à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest. Le Nigeria signale en effet de nouveaux foyers depuis le mois de janvier 2026 dans les États de Kebbi, Kano, Katsina, Plateau et Bauchi, tandis que la Côte d’Ivoire a adopté un plan national de riposte renforcé dès la fin du mois de mai. Pour l’UNAP-Bénin, la prévention stricte reste le seul rempart efficace pour préserver le cheptel et éviter une nouvelle crise majeure au sein d’un secteur déjà fragilisé par les précédentes épizooties.
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