Dans le cadre de l’Alliance globale contre la faim et la pauvreté, une délégation de l’Institut Daniel Franco (IDF) du Brésil séjourne au Burkina Faso pour explorer les opportunités de coopération agricole. Reçue par le Premier ministre, elle a échangé sur des actions concrètes dans l’élevage, en vue de renforcer la sécurité alimentaire.
Ce vendredi 20 juin 2025, à Ouagadougou, le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience une délégation de l’Institut Daniel Franco (IDF) du Brésil, rapporte la Primature. Cette mission s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Alliance globale contre la faim et la pauvreté, une initiative lancée en 2024 par le président du Brésil, dans le contexte de la présidence brésilienne du G20. La délégation, introduite par le ministre délégué en charge des Ressources animales, Dr Amadou Dicko, a échangé avec le chef du gouvernement sur les perspectives de coopération agricole à plusieurs niveaux.
L’IDF, créé en 2010, est un institut engagé dans la lutte contre la faim et la pauvreté. Il est également reconnu pour son expertise en sélection animale et en élevage durable. Ses principales interventions se concentrent sur les filières viande et lait. Cette visite vise à créer des opportunités concrètes de transformation pour les producteurs burkinabè. Dans cette dynamique, la délégation de l’Institut a engagé des discussions en vue d’établir une collaboration et de développer des synergies mutuellement bénéfiques avec le Centre de Promotion de l’Aviculture et de Multiplication des Animaux Performants (CPAMAP). Dans les prochains jours, l’expérience brésilienne en matière d’élevage sera progressivement reproduite au Burkina Faso. Un atout majeur favorisant cette coopération est la similitude géographique, climatique et historique entre les deux pays.
L’équipe brésilienne était accompagnée de l’ambassadrice du Brésil au Burkina Faso, Ellen Osthoff Ferreira De Barros. Durant l’audience, le président de l’IDF, Daniel Franco, a dressé un bref bilan de sa mission : « J’ai visité le nord et le sud, et il y a un potentiel réel. Maintenant, il faut avancer. Nous avons toutes les structures nécessaires pour avancer », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre burkinabè a, de son côté, présenté une nouvelle fois les ambitions de l’offensive agropastorale et halieutique, ainsi que les résultats concrets obtenus sur le terrain. Il a salué l’engagement du Brésil à soutenir le Burkina Faso dans sa quête de sécurité alimentaire. Pour rappel, il y a trois semaines, le ministre délégué en charge de l’Élevage avait pris part au 2ᵉ Sommet de dialogue Brésil-Afrique des ministres de l’Agriculture.
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