Le Ghana a lancé, le 18 mai 2026, un programme triennal dédié à la gestion durable des ressources halieutiques dans le cadre de l’application de l’accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les subventions à la pêche.
Soutenu financièrement par le Fonds de l’OMC pour la pêche et mis en œuvre avec l’organisation non gouvernementale Global Fisheries and Resilience Action (GFRA), ce projet vise à lutter contre la surexploitation des ressources marines tout en protégeant les communautés dépendantes de la pêche. Entré en vigueur en septembre 2025, l’accord de l’OMC encadre les aides publiques accordées au secteur halieutique. Il interdit notamment les subventions liées à la pêche illégale, à l’exploitation de stocks surexploités ainsi qu’aux activités menées en haute mer sans mécanisme de contrôle adapté.
Au Ghana, où la production halieutique dépasse chaque année les 400 000 tonnes, les pertes dues à la pêche illicite sont estimées à plus de 23,7 millions de dollars par an. Selon l’OMC, plus de 60 % des subventions mondiales destinées au secteur de la pêche participeraient à l’épuisement des ressources marines.
Le programme s’articule autour de cinq axes principaux, notamment : le contrôle des mécanismes de subvention, l’évaluation des stocks de poissons, la protection des moyens de subsistance des populations côtières, l’amélioration de l’équité dans la chaîne de valeur halieutique et le renforcement de la gouvernance du secteur. Pour assurer le suivi de cette initiative, les autorités ont mis en place un comité de pilotage composé de 11 membres. Celui-ci sera chargé d’organiser des réunions mensuelles de coordination, de conduire des consultations avec les parties prenantes et d’effectuer des évaluations trimestrielles afin de mesurer les progrès réalisés dans le respect des engagements du pays auprès de l’OMC.
« Ce projet est essentiel non seulement pour respecter les engagements internationaux du Ghana, mais aussi pour assurer la durabilité à long terme du secteur halieutique et de l’économie côtière du pays […] Une conformité efficace ne consiste pas seulement à respecter des obligations internationales. Il s’agit aussi de garantir que nos pêcheries demeurent productives, équitables et durables pour les générations futures », a déclaré Emelia Arthur, ministre des Pêches et de l’Aquaculture du Ghana. En outre, à travers cette initiative, le gouvernement ghanéen ambitionne de promouvoir une exploitation plus responsable des ressources halieutiques, de réduire les impacts de la pêche illicite sur l’économie nationale et de garantir une meilleure résilience des communautés côtières face aux défis environnementaux et économiques liés à la raréfaction des ressources marines.
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